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PersonnAnge

Etrange Personnange du serpent d'acier


C’est en flânant sur les chemins de ma vie que je vis dans le sable enneigé, les traces du serpent d’acier qui venait de traverser l’est de mon territoire ; jusqu’au pied de la dune du soir où se lève le soleil. A l’Ouest de mes espoirs, il y a une petite gare désaffectée. Le subtil reptile s’y est arrêté et tel le Père Noël, a déposé sur le seuil de la salle des pas perdus : un élu exilé des sages, gardiens du peuple des nuages. Quand l’étrange Personnange a ouvert les volets de son regard, la blancheur des cieux dans ses yeux comme une prière, a amplifié des mirages sur la terre de mon amnésie volontaire. Cet épique voyage Angélique dans le ventre du serpent d’Acier où pour la première fois, je croisais son regard indicible entre deux gares invisibles ; avec comme souvenir fatidique un lit d’écriture où je m’étais couché le temps d’une confidence lucide et qui m’avait laissé sur le cœur la saveur amère d’une rencontre trop furtive.

Sous visu du skorpion noir et d’Elohim, l’étrange Personnange s’est comme un flocon de neige blanche, doucement posé sur le tapis de mon nid. Se réchauffant l’âme à la flamme des feux follets du feu naissant dans l’antre des sentiments, il a accroché ses ailes dans le ciel pour m’apparaître dans toute sa blancheur : l’authenticité de la pureté dans toute sa fraîcheur. La mutation de l’ange en femme ressemble étrangement à la mort du papillon avant sa réincarnation. Préférant le bois à la soie, elle s’est humblement agenouillée sur le sol de mon beffroi. L’incessant tic tac sans trac des aiguilles noires sur le cadran rouillé venait communier le rêve et la réalité. Me dévoilant de nouveaux horizons sur le sable changeant du désert, elle me fit doucement sombrer dans les sables mouvants du désir. Mille et une fois comme dans le conte, je faillis perdre la nuit. Ma conscience sous son influence, se noyait dans la découverte de ses cinq sens. Mais il fallait qu’elle récupère ses ailes et puisse au premier rayon levé, s’envoler comme la chenille métamorphosée…

’’Je ne suis qu’un passager clandestin qui sans bible, erre dans les couloirs spirituels de ses semblables’’. Naître pour ne pas être ? Telle aurait pu être la question. Les vents m’ont soufflé Ma direction, les étoiles Ma solution : « celui qui cherche et trouve dans l’inconnu les clefs de l’expérience, s’engage devant les archanges déchus à ouvrir la porte qui mène vers la connaissance ». Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’’est surtout un apprentissage long et souvent difficile où le présent n’est que la conjugaison du passé et du futur en un moment éphémère. Ne pas appréhender la vérité pour désirer la connaissance et inspirer la confiance pour aspirer à la croyance, tel Jonathan qui apprend les vents avant de prendre son envol. Sans réel manuel, seule la foi en soi et son spirituel peuvent permettre de retrouver ses ailes. Dans ce monde là, le ciel est trop bas ; c’est un paradis où les anges sont en cage et l’homme en liberté. Comme l’île d’Alcatraz exclue dans la mer des Corrompus, cette planète est suspendue dans l’univers du vice et de la vertu et personne n’en est exclu. Mais l’expérience est une lanterne qui n’éclaire et ne réchauffe que celui qui la porte. La connaissance étant fruit de l’ignorance sur l’arbre de la patience, chaque saison qui passe engendre inexorablement l’éclosion d’une nouvelle naissance. Vouloir le pouvoir du savoir pour acheminer et ne plus appréhender son histoire est le vœux de l’étrange Personnange. Elle s’est dénudée corps et âme bravant le dard du Skorpion, risquant à chaque moment la piqûre fatidique sans un instant craindre son courroux mythique comme une preuve de respect mystique. ’’Je ne suis qu’un passager clandestin qui sans bible, erre dans les couloirs spirituels de ses semblables’’. Etre pour renaître ? Telle pourrait être la question. Je n’ai encore de solution…

C’est dans la petite gare désaffectée que le Subtil Reptile a capturé sur le seuil de la salle des pas perdus l’étrange Personnange, comme dans un songe. En planant sur les chemins de ma vie, je vis sur le sable ensoleillé les traces du serpent d’Acier qui dans le brouillard, venait de traverser l’est de mon territoire…

Ange & Scorpion






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Commentaires

valère le 20/09/2008 @ 23:23  [email]
Quelles belles images de ta meuf ! Elle en a de la chance !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
valère le 20/09/2008 @ 22:48  [email]
Chaque mot est un maillon qui dsentortille le noeux de la conscience...Merci...DIEU .. le 19/09/2007 @ 23:18
Vous etes super mignons